Succession au Canton Bassa: Le rôle trouble de l’administration ?

    

Succession au Canton Bassa: Le rôle trouble de l’administration ? Le Messager – Quotidien d'informations et de debats au Cameroun

 

Succession au Canton Bassa: Le rôle trouble de l’administration ? Par es querelles successorales ne font plus grand bruit en dehors des villages où elles se déroulent. Elles constituent néanmoins un terrain fertile de division, de haine et de malaise entre les protagonistes d’une part et les rapports entre l’administration en l’occurrence les sous-préfets et Leurs administrés d’autres part. Les localités de Ndogsimbi, et Ndogmbè I à Douala IIIème, Ndoghem II à cheval sur Douala IIIème et Douala Vème ont été ces derniers temps le théâtre de ces batailles entre héritiers. Dans la première localité, la passation de témoin a été respectée. Charles Ebolo Djipè, l’élu du village, frère cadet du chef défunt a été unanimement porté à la tête de la communauté. Ce qui n’a pas été le cas dans les deux autres où le « diktat » des sous-préfets s’est fait sentir. Ce qui fait dire à l’élite du canton rassemblée au sein de l’association Nsah Du Wouri que « la loi n° 77/ 245 du 15 juillet 1977, organisant les chefferies traditionnelles au Cameroun, est devenue une sinécure, si ce n’est un épiphénomène, au vu des manipulations mafieuses empreintes d’incompétence de certaines autorités administratives et traditionnelles » Il faut dire que des six cantons du département du Wouri, Bassa, du reste le plus vaste avec 23 villages devant Bonambela qui en compte 20 est le plus divisé et meurtri à cause des querelles dynastiques qui minent toujours la chefferie du premier degré. Une querelle qui n’a pas épargné le Ngondo qui a fini par céder son soutien à la légitimité sous la pression des autorités administratives. Un Forum et puis quoi ? Même des partisans du front anti Epée Mbody battent de plus en plus en retraite. Par peur de l’administration. Pour les « résistants», « la politique du fait accompli ne confère point de légitimité » Leurs récriminations circulent dans un document adressé à l’administration qu’ils interpellent en ces termes : le peuple Bassa n’est pas dupe, moins encore lâche. C’est un volcan encore en activité. Pendant que les autres Camerounais célèbrent les cinquantenaires dans l’allègresse, les Bassa Du Wouri se morfondent dans le chagrin et la douleur à cause de leur tradition bafouée par les autorités administratives. Pour les Nsah du Wouri, « que l’opinion ne se trompe point. Le problème du canton et du peuple Bassa De Douala reste entier. Ce n’est ni l’usure ni l’intoxication des arrivistes, des imposteurs et des usurpateurs qui pourront leur imposer quoique ce soit. La campagne de revendication de leurs droits continue. Il faut dire que la multiplication de ces querelles de succession dans les chefferies traditionnelles vident ces institutions de leur substance. D’aucuns se demandent d’ailleurs si les tripatouillages de l’administration ne visent pas à affaiblir les chefferies traditionnelles pour les supprimer à la longue. Pour reprendre certaines élites, un chef traditionnel à côté d’un sous-préfet, d’un maire ou d’un député, à quoi sert-il ? Combien de temps devra-t-on encore attendre pour voir sortir la loi promise depuis plus de 20 ans pour dépoussiérer ces institutions traditionnelles ? Au lieu de cela, on leur a servi le Forum d’il y a quelques mois. ... Read more at Le Messager

Leurs, Ndogsimbi, Ndogmbe, Ndoghem, Douala Veme, Ebolo Djipe, Nsah Du Wouri, Bonambela, Ngondo, Forum, Epee Mbody, Leurs, Camerounais, Bassa Du Wouri, Bassa De Douala, Forum

 

1 vote. Moyenne 1.00 sur 5.

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site