Recrutement de 25 000 jeunes


Le recrutement de 25 000 jeunes dans la Fonction publique priorisé par le gouvernement


 Une session du Conseil de cabinet s’est réunie mercredi à Yaoundé. «Le Premier ministre, chef du gouvernement, Monsieur Philemon YANG, a présidé ce mercredi 23 février 2011 à partir de 11h, à l’immeuble principal abritant ses Services, un important Conseil de cabinet. Y ont pris part, ses proches collaborateurs, les Vice-Premiers ministres, les ministres d’Etat, les ministres, les ministres délégués ainsi que les secrétaires d’Etat.

Après la communication spéciale du chef du gouvernement, deux exposés ont été présentés, respectivement :

par le ministre des Forêts et de la Faune sur le thème « la politique gouvernementale de gestion des aires protégées à vocation faunique » ;

et par le ministre de l’Education de base sur le thème : « évaluation de la mise en œuvre de la gratuité de la scolarité dans l’enseignement primaire ».

A l’ouverture des travaux, le Premier ministre est revenu sur la récente décision du président de la République prescrivant le recrutement de 25.000 diplômés dans la Fonction publique. Il a souligné que cette mesure répond à la nécessité d’une plus grande insertion professionnelle de la jeunesse, combinée aux besoins en ressources humaines des administrations, confrontées à un déficit de personnel, ajoutant qu’elle est le gage d’une exécution efficace du Document de Stratégie pour la Croissance et l’Emploi et de l’atteinte des Objectifs du millénaire pour le Développement.

Le chef du gouvernement a souligné que les opérations de recrutement s’effectueront conformément au sacro saint principe de l’égal accès de tous aux emplois publics et son corollaire qu’est le mérite.

Face à ces exigences, il a prescrit le respect des principes de transparence, d’équité, de célérité, d’équilibre entre services centraux et services déconcentrés, et d’inclusion des jeunes diplômés de la diaspora.

Il a enfin demandé à tous les ministres de s’impliquer dans cette opération, priorité de l’agenda gouvernemental pour le premier semestre 2011 et instruit le ministre de la Fonction publique et de la Réforme administrative de communiquer le plus largement sur ces recrutements, y compris dans les médias électroniques, afin de toucher également les jeunes diplômés camerounais résidant à l’étranger.

Les travaux du Conseil se sont poursuivis avec l’exposé du ministre des Forêts et de la Faune qui a rappelé que la politique faunistique, adossée à la loi portant régime des forêts, de la faune et de la pêche de 1994, est mise en œuvre à travers le Programme sectoriel Forêt et Environnement.

Les aires protégées à vocation faunique, gérées en régie ou en partenariat avec des organisations spécialisées, voire avec les pays voisins, sont regroupées en six catégories : 18 parcs nationaux, 06 réserves de faune, 04 sanctuaires de faune, 03 jardins zoologiques, 47 zones d’intérêt cynégétiques (ZIC) et 23 zones d’intérêt cynégétiques à gestion communautaire (ZIGC), soit 9.124.666 hectares et 19,2 % du territoire national. Elles favorisent la conservation des écosystèmes, la valorisation des ressources et partant, le maintien de la riche biodiversité camerounaise qui comporte, entre autres, plusieurs milliers d’espèces de plantes et des centaines d’espèces d’oiseaux, de mammifères, d’amphibiens, de reptiles et de poissons.

Au chapitre des difficultés, le ministre des Forêts et de la Faune a mentionné le déficit quantitatif et qualitatif d’écogardes et d’équipements, les empiètements de l’exploitation minière et forestière, ainsi que l’indisponibilité des plans d’aménagement ; seules 10 aires protégées sont dotées de cet outil indispensable de gestion rationnelle et durable.

Au terme de cette présentation, le Premier ministre a demandé au ministre des Forêts et de la Faune d’intensifier la lutte contre le braconnage, d’élaborer des plans d’aménagement pour les aires protégées qui en sont dépourvues et de lui faire tenir l’état des besoins en écogardes.

La parole est ensuite revenue au ministre de l’Education de base qui a fait le bilan de la « mise en œuvre de la gratuité de la scolarité dans l’enseignement primaire », d’où il ressort que cette mesure prise par le chef de l’Etat le 10 février 2000 tire ses origines de la Constitution, dont le Préambule dispose que « l’enseignement primaire est obligatoire ». Elle vise à donner corps au deuxième objectif du millénaire pour le développement, relatif à l’universalisation de l’enseignement primaire d’ici 2015.

Le ministre a souligné que l’application de la gratuité dans l’enseignement primaire public s’est traduite principalement par la suppression des frais exigibles à l’inscription, compensée par l’octroi du matériel pédagogique aux enseignants à travers la politique de fourniture des kits pédagogiques ou « paquet minimum », qui a couté plus de 20 milliards de F CFA sur les dix dernières années. Bien plus, des efforts ont été consentis au plan infrastructurel à hauteur de 95 milliards de F CFA sur la décennie écoulée, avec à la clé, 1881 écoles maternelles et 3.567 écoles primaires créées et rendues opérationnelles. Le renforcement de l’encadrement pédagogique s’est poursuivi avec le recrutement entre 2007 et 2010 de 37.200 instituteurs. La nouvelle politique du manuel scolaire, qui a stabilisé la durée de vie des livres agréés, et l’octroi de rations alimentaires à certains élèves en zone d’éducation prioritaire, complètent ce dispositif. Toutes choses qui favorisent l’accroissement continu des effectifs d’élèves du primaire et la réduction des déperditions.

Au terme du débat qui a suivi cet exposé, le Premier ministre a demandé au ministre de l’Education de base de renforcer les contrôles afin de sanctionner les chefs d’établissement qui appliquent des frais fantaisistes, limitant ainsi les effets bénéfiques de la mesure présidentielle instaurant la gratuité de l’enseignement primaire public. Le ministre devra par ailleurs s’assurer, en liaison avec le ministre chargé de la décentralisation, que les municipalités s’acquittent efficacement, et à temps, de leurs obligations au titre de la distribution gratuite aux enseignants des manuels et kits pédagogiques.

Le Conseil s’est achevé à 14 H 40, après l’examen de diverses questions relatives à l’activité gouvernementale. »

 

Yaoundé, le 23 février 2011

Le Secrétaire général des Services du Premier ministre  

Jules Doret NDONGO

Source: Camnews24.net 24/02/2011

 

 

 

Clarification sur le recrutement des 25.000 diplômés

 

 LE RECRUTEMENT SPECIAL EN 09 POINTS

 

  1. Etre un diplômé de nationalité camerounaise, résidant au Cameroun ou à l’étranger pour faire acte de candidature ;
  2. Etre âgé de 40 ans au plus  au 30 avril 2011 ;
  3. Etre titulaire de tout type de diplôme délivré par les ordres d’enseignement primaire, secondaire, universitaire et professionnel ;
  4. Retirer la fiche d’inscription aux concours administratifs auprès des services  du Minfopra ou à défaut, l’imprimer à partir du site (www.minfopra.gov.cm, Ndlr) ;
  5. Déposer un dossier constitué des photocopies des pièces exigées, dans les services régionaux de la Fonction publique au Cameroun ou auprès des services de certaines ambassades du pays, à l’étranger ;
  6. Les candidats sont exemptés des frais d’inscription ;
  7. Le recrutement se fait sur étude du dossier et éventuellement, sur test de sélection ;
  8. Chaque ministère exprimera ses besoins en personnel et le comité technique procèdera aux arbitrages ;
  9. Les candidats seront déclarés admis en fonction des notes attribuées à leurs dossiers et des quotas officiels par région. Les 25.000 candidats  recrutés devront ensuite constitués un dossier d’intégration à la Fonction publique avec des copies conformes et certifiées des pièces exigées.

 

                                                      (C. F. Mutations  n°2860 du 07 mars 2011)

 

 Informations sur le recrutement  

Fiche candidature

 

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